Total : Le réveil de la belle endormie

Sovanna SEK 0
Total : Le réveil de la belle endormie

La major pétrolière surfe sur une tendance haussière depuis septembre 2012 et superforme l'indice CAC 40 au 1er trimestre 2014. Fondamentalement, rien ne le justifiait mais les marchés sont fidèles à leur irrationalité. D'une manière générale, les valeurs de rendement sont en pole position en ce début d'année 2014 tandis que les valeurs de croissance souffrent ou patinent.

Pour l'exercice 2013, Total accuse une baisse de son résultat net d'environ 12,5 % et s'élève à 10745 M€ contre 12276 M€. Elle est due à divers facteurs tels que :

- Une contre-performance dans le secteur Amont : hausse des charges d’exploration, du taux d’imposition « Amont » passant de 54,8 à 60,1 % en 2013, dépréciation des actifs en Syrie et aux USA pour le projet du gaz de schiste dans le bassin de Barnett.

- Dépréciation d’actifs liée à la restructuration dans le secteur Aval.

- L’argument de l’euro fort par rapport au dollar.

Pour rafraîchir votre mémoire, il se peut qu’un jour qu’il y ait des poursuites judiciaires engagées contre Total suite à l’accident de la plateforme Elgin en Mer du Nord dont les médias ont fait une similitude excessive à celui de BP au golfe du Mexique. Ce qui pourrait impacter à l'avenir son cours de Bourse.

A partir de 2014, Total prévoit une baisse de ses investissements afin de favoriser la croissance de production de 6 à 7 % par an pour la période 2015-2017 et de son cash-flow et donc au final le retour à l’actionnaire. Lors de la journée des investisseurs, elle a fixé le montant de ses investissements à 24-25 milliards d’euros en 2015-2017 contre 28 milliards d’euros en 2013.

 

Au niveau technique, vous constatez que la tendance haussière entamée en septembre 2012 en données hebdomadaires devient de plus en plus crédible. D'une part, son cours a réussi à casser deux résistances historiques respectivement à 42 et 44,8 €. D'autre part, les indicateurs techniques nous disent que le biais reste haussier malgré que le stochastique est en zone de surachat. Il ne serait pas étonnant qu'une consolidation baissière arrive d'ici quelques semaines sans remettre en cause la tendance actuelle du fait que la dernière flambeé suite au franchissement des 44,8€ est caractérisée par une pente trop pointue à mon goût. Du coup, un pull back vers les 44,8€ n'est pas à exclure.

En terme de valorisation, le cours reste attractif avec un PER (cours /bénéfice par action) de 9,78 à ce jour. Avec un prix du baril qui restera soutenu, Total a encore du répondant.

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