Quelles minières aurifères pour profiter de l'effet de levier de l'or ?

Sovanna SEK 0
Quelles minières aurifères pour profiter de l'effet de levier de l'or ?

Après avoir expliqué pourquoi les minières aurifères vont retrouver de leur splendeur, il est nécessaire de comprendre l'ABC de ce secteur. Avant de passer aux choses sérieuses, je vous laisse prendre connaissance via un tableau ci-dessous, des derniers chiffres de production d'or mondiale en 2014  avec une domination de la Chine.

 

Le secteur aurifère ressemble à celui du pétrole et gaz mais en petite taille. Il existe deux catégories d'entreprises :

 

- Les producteurs avec les majors, les moyennes et les juniors. Pour les premiers, l'investisseur devra les juger par sa capacité à dégager du cash plutôt que la rentabilité future de ses nouveaux projets d'exploration. Quant aux moyennes et aux juniors, elles poursuivent leur bonhomme de chemin dans l'oubli de la communauté financière et peuvent susciter de l'intérêt de leur part avec des informations positives sur une des mines de production. Enfin, les juniors peuvent faire l'objet d'une OPA de la part des majors s'ils dégagent un potentiel en termes de coût de production ou de teneur en or, et en règle générale, cela se réalise lorsque son cours de Bourse a très largement grimpé.

 

- Les explorateurs et les développeurs. Les premiers ont but de découvrir de nouveaux gisements d'or. Parfois, ils réétudient d'anciens gisements qui ont été mal exploités dans le passé. Les seconds ont en charge s'il y a une présence d'or dans la mine de mettre en place les infrastructures et les équipements afin de faciliter l'exploitation minière.

 

Les Phases d’une vie d’un site minier

 

 

Pour démarrer l’exploitation d’une mine, il faut entre 5 à 10 ans de développement. Quant à la fermeture, cela peut durer jusqu’à une dizaine d’années. Ainsi, vous remarquerez que sortir de l’or de la mine nécessite beaucoup de temps et mobiliser beaucoup de capitaux.

 

Ma sélection de minières aurifères

 

Les producteurs ont ma faveur car leur business-model est plus compréhensible. Ils sont  majoritairement cotés sur les Bourses nord-américaines (New York et Toronto). Du coup, vous devez avoir en tête un risque de change si vous avez un compte-espèces en euro. Dans les critères de sélection, il faudra prendre en compte :

 

  • La quantité d’or de leurs gisements
  • La teneur du minerai. Plus il est élevé, plus on produira de l’or.
  • Leur coût de production
  • L’emplacement géographique de leurs gisements
  • Les types de mines : ciel ouvert ou souterrains
  • Le management

 

Sans plus attendre, voici ma sélection :

 

1. Goldcorp est la minière aurifère ayant la plus grande capitalisation boursière du secteur. Elle est cotée simultanément à New York et à Toronto et possède à proportion équilibrée des mines souterraines et à ciel ouvert sur l’ensemble du continent américain (Canada, USA, Mexique, Amérique Latine). Ses points forts sont : leurs gisements sont situés dans des pays à faible risque politique avec Red Lake (Canada) et Cerro Negro (Argentine) qui offrent une teneur en or supérieur à 10 gAU/t, un management expérimenté qui connait bien ce secteur. Actuellement, son cours de Bourse se cote au niveau de sa valeur tangible nette. Enfin, Goldcorp publiera ses résultats annuels 2014, le 19 février 2015, jour de Nouvel An chinois.

 

2. Agnico Eagle fait partie des grosses majors du secteur avec des gisements localisés pour la plupart au Canada avec une diversification en Finlande loin de la frontière russe et au Mexique. La teneur de leurs gisements est acceptable. Enfin, elle a des projets d’exploration qui sont en phase avancée afin d’accroître ses réserves d’or.

 

3. Alamos Gold est un producteur d’or de taille moyenne avec une mine en exploitation au Mexique et 5 en phase développement dont 3 en Turquie très loin des pays frontaliers à l’Est, 1 aux USA et 1 au Mexique. Sa situation financière est saine car ses capitaux propres couvrent totalement ses dettes. Toutefois, il s’est montré prudent sur ses perspectives de production en 2015 à cause de l’incertitude sur l’évolution du prix de l’once d’or.

 

A titre personnel, j’ai Barrick Gold qui est la deuxième capitalisation boursière du secteur derrière Goldcorp, depuis 2013 et Alamos Gold depuis 2011. Concernant le premier, il y a deux énigmes à résoudre : la suspension du projet de Pascua-Lama au Chili dont elle a beaucoup investi et son niveau de dette. Le plus rassurant est que le Canadien a entamé un programme de cessions d’actifs et remis de l’ordre dans le management et son conseil d’administration. Par ailleurs, le fondateur de Barrick Gold, Peter Munk a pris sa retraite.

 

NB : Cette sélection de minières aurifères est le reflet de mes convictions d’investisseur à partir des sources d’informations soigneusement vérifiées. Cependant, je ne suis pas responsable des erreurs ou oublis que les lecteurs trouveront. Ils ne doivent ou devront pas la considérer comme une recommandation d’achat et veilleront à faire leurs propres recherches afin de forger au mieux leur propre opinion.

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