Valeurs cycliques, défensives ou valeurs de croissance ?

Jérôme Boumengel 0
Valeurs cycliques, défensives ou valeurs de croissance ?

En période de crise, il y a une règle dont il vaut mieux ne pas se départir : il faut se positionner sur les actions les mieux valorisées. Cela peut paraître surprenant et paradoxal, mais leur forte valorisation ne fait que traduire la confiance qu’elles inspirent aux investisseurs quant à leurs perspectives d’activité et de rentabilité. C’est pourquoi, quand des craintes de ralentissement économique s’installent dans l’esprit des investisseurs, ces valeurs sont moins vendues que les autres, conservées, voire même recherchées.

C’est le résultat de la fuite vers la qualité. Leur cours de Bourse peut même monter, à l’image de Danone, EADS, Pernod Ricard, Sanofi, Essilor ou Technip, qui ont toutes terminé l’année 2011 en hausse alors que l’indice CAC40 l’a terminée en baisse sensible.

Si l’on pense que la crise économique et monétaire de la zone euro va encore perdurer dans les prochains mois, il est opportun de rester positionner sur ces titres très internationalisés et solidement implantés dans les zones économiques les plus dynamiques (Asie, Amérique du sud et Etats-Unis).

Inversement, il convient de rester à l’écart des valeurs cycliques telles que Peugeot, Lafarge, Alstom ou Arcelor-Mittal. Quant aux valeurs de service aux collectivités (EDF, GDF, Véolia, France Télécom…), elles ont perdu leur statut de valeurs défensives : leur endettement et leur caractère franco-européen les font apparaître trop vulnérables aux perspectives économiques peu engageantes de la zone euro, pour susciter l’intérêt des investisseurs.

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