Un pessimisme excessif à la Bourse de Paris

Jérôme Boumengel 0
Un pessimisme excessif à la Bourse de Paris

Le dernier sondage TNS Sofres pour la Banque Postale et le journal « Les Echos », indique que le niveau de risque perçu par les français envers les placements boursiers a atteint un plus haut : 60% d’entre eux jugent que les actions sont très risquées, alors qu’ils n’étaient que 48% lors du précédent sondage, en mai 2011. Cette aversion du grand public pour les actions est la plus forte depuis le lancement de l'enquête en 2004 !

En termes de timing, seulement 9% des français considèrent que c’est le bon moment pour investir en Bourse, alors qu’ils étaient 27% en décembre 2006. Ce niveau ne nous alarme pas, bien au contraire ; c’est parce qu’il est historiquement bas, que nous pensons que la probabilité que le marché rebondisse sensiblement est très forte. Autrement dit, il est temps d’adopter une stratégie contrarienne et de revenir sur les actions, au moins dans une optique à court terme (3 mois).

C’est aussi ce que nous indique notre indicateur boursier préféré : la prime de risque du marché parisien. Celle-ci s’est stabilisée depuis septembre dernier, au-dessous d’un seuil critique à 8,4%. Ce niveau correspond à un plus haut historique de la prime de risque, atteint en octobre 2002 et décembre 2008 : 2 périodes qui ont précédé de quelques mois un point bas de l'indice CAC40. L’histoire se répétera t’elle ? Nous parions que oui, d’autant qu’il faut toujours acheter la rumeur et vendre la nouvelle. Dans le cas présent, s’agissant de la dégradation de la note de l’Etat français par l’agence S&Poor’s, la réaction des marchés montre bien que la nouvelle était déjà largement anticipée par les investisseurs.

Le scénario d’une progression de l’indice CAC40 jusqu’à 3500 points, que nous avions évoqué au début de l’année, est toujours d’actualité. Nous ferons remarquer que ce potentiel de hausse de l’ordre de 9% correspond  à la croissance attendue des bénéfices du CAC40 pour 2012. Selon le consensus des analystes financiers, la croissance des bénéfices est en effet attendue en hausse de +8,8% par rapport à l’année 2011.


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