Oui ! Le capitalisme est moral.

Didier MAURIN 1
Oui ! Le capitalisme est moral.

Le capitalisme est moral car il consiste à investir de l'argent dans des entreprises pour en obtenir un profit, ce qui génère des créations d'emplois, des richesses et des exportations ! Quoi de plus moral ? Par contre, ce qui est immoral, c'est la corruption qui existe dans le capitalisme et qui doit le plus possible être extirpée (nous nous y employons d'ailleurs en ce qui concerne le Luxembourg). Toutefois, cette corruption existe aussi dans le socialisme, le communisme et les systèmes aristocratiques.

En fait, à bien y réfléchir, le problème n'est pas le système. Le problème, c'est, et ce sera toujours, l'Homme...

En effet, imaginez un système communiste où tout le monde serait solidaire, où chacun d'entre nous rechercherait avant tout le bien d'autrui. Un tel système communiste, au lieu de représenter l'horreur stalinienne, serait extrêmement agréable à vivre.

Le même problème se présente concernant l'argent. On dit qu'il corrompt et qu'il salit tout. Mais si les billets de banque pouvaient parler, ce que l'on peut imagnier dans le cadre d'une utopie, ils pourraient dire : "Ne nous utilisez pas comme pots-de-vin ni comme monnaie d'échange contre de la drogue, mais construisez grâce à nous des hôpitaux, des écoles, des universités et des centres de recherche !".

Là encore, le problème n'est pas l'argent, mais l'homme et son comportement...

En fait, Pascal, le célèbre philosophe qui vivait au siècle de Louis XIV, avait parfaitement raison lorsqu'il affirmait : "Les hommes se haïssent naturellement. On ne peut pas leur faire confiance". Dès lors, l'être humain étant ce qu'il est, le capitalisme demeure "le pire des systèmes exception faite de tous les autres", car avec sa recherche de profits individuels, l'homme crée des entreprises qui génèrent richesses et emplois pour le reste de la population.

Et il en va de même avec la démocratie, cette porte ouverte sur la décadence comme l'avait pressenti Nietzsche. La décadence républicaine, nous la vivons tous les jours sans même nous en rendre compte, avec son nivellement vers le bas, son social à tout crin, ses enfants mal élevés et tous ces faibles qui ont peur de tout. Mais bien entendu, cette même démocratie représente là encore "le pire des systèmes exception faite de tous les autres".

Quoi qu'il en soit, nous ne suivrons pas Rousseau qui affirmait que "L'Homme naît bon et c'est la société qui le corrompt", car en fait, c'est tout le contraire.

Observez le monde des enfants, et vous vous apercevrez que bien souvent, l'être humain naît cruel, violent et égoïste. Le monde des enfants est souvent plus agressif que celui des adultes, et sachant cela, le meilleur monde possible pour nos petites têtes blondes reste le capitalisme et la démocratie.

Didier MAURIN

 

Didier Maurin est spécialiste du conseil en investissements financiers en France et à l'international depuis 26 ans. Il est fondateur et gérant indépendant depuis 21 ans de Didier Maurin Finance, société de Conseil en Gestion de Patrimoine située à Paris et en Lorraine, et de Katleya Gestion, société de Gestion de Fortune basée à Genève, depuis 2005. Il développe chaque mois dans sa lettre financière à destination de ses clients et abonnés son point de vue d'expert, parfois incisif, sur le monde économique et ses conseils avisés d'investissements.

Commentaires

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Brouxd 30/01/2014

Je trouve votre article un peu raide dans le ton, mais juste dans le fond.

Pour résumer, nous subissons en France (ou ailleurs) deux mécompréhensoins "fondamentales":

a/ Capitalisme est associé à exploitation, comme si le fait d'investir (= risquer)  son argent implique abus sociaux. Chacun vit selon ses propres intérêts, et ne contribue foncièrement qu'à la hauteur de la récompense individuelle qu'il en tire.   

b/ Le socialisme est associé à redistrubution... mais ne peut fonctionner sans capitalisme, car il ne crée lui même aucune richesse.

 

Je pense que le modèle à rechercher - focément instable - est un capitalisme dans une société qui cherche à responsabiliser chacun afin que la redistribution - nécéssaire en soi - ne soit JAMAIS un dû, mais une récompense d'une contribution à la richesse collective (ex: politique familiale) ou une aide ponctuelle visant à aider un nécéssiteux à sortir de l'assistanat.

De manière générale, je pense qu'on aide beaucoup trop de gens, trop longtemps mais pas assez (il faudrait beaucoup aider ceux qui le méritent... mais exiger d'eux des contreparties)