L’indice CAC40 a capitulé !

Jérôme Boumengel 0
L’indice CAC40 a capitulé !

Nous proposons dans cet article, un extrait tiré du livre de Jérôme Boumengel Psychologie boursière et Prévision chartiste, et consacré aux phases de panique. Nous analysons la situation actuelle comme une phase de capitulation qui devrait permettre aux indices boursiers de se stabiliser, voire d’entamer une reprise technique.

« …. Dans ses opérations boursières, le spéculateur est constamment balancé entre deux émotions : l’avidité et la peur. Si la première est une propriété des marchés haussiers, la seconde est une caractéristique des marchés baissiers. La peur est un réflexe ancré dans notre cerveau reptilien dont l’objectif est de nous inciter à nous écarter très rapidement d’un danger susceptible de nous menacer. Ce n’est donc pas un phénomène forcément irrationnel. Sur les marchés financiers, le danger c’est de tout perdre, et si les baisses sont généralement plus rapides que les hausses, c’est parce que la peur est plus contagieuse que l’euphorie. La propagation de la peur crée un cercle vicieux qui nourrit, accélère et amplifie la dynamique baissière.

Ce phénomène est très rapide et atteint son paroxysme avec la phase de panique, une notion qui renvoie à l’image d’un affolement collectif. Pendant ce laps de temps, les intervenants perdent le contrôle de leurs émotions ; ils deviennent totalement irrationnels et cherchent à solder le plus rapidement possible, et à tout prix, leurs positions déficitaires.

Le phénomène de panique boursière intervient quand le seuil critique d’acceptation de la baisse est atteint, ce qui se traduit par des ventes massives de titres conjuguées avec une accélération de la baisse. Difficile toutefois de définir ce seuil critique et donc difficile de savoir si la panique aura lieu et le moment où elle surviendra. En revanche, l’apparition de volumes énormes permet d’identifier la fin d’une phase de panique et donc de profiter du rebond qui se produira par la suite. 

On peut également faire appel aux observations et aux résultats de la finance comportementale pour expliquer le phénomène de « capitulation » qui caractérise les phases de panique et qui se matérialise par l’apparition de très forts volumes concentrés sur quelques journées. Car une autre conséquence du phénomène d’aversion aux pertes montre que les investisseurs ont une propension à regrouper leurs pertes pour en minimiser l’impact négatif sur leur bien-être. Autrement dit, ils préfèrent solder en une seule fois les positions qui sont dans le rouge plutôt que de les espacer. C’est bien connu, la pilule amère passe beaucoup mieux si on l’avale en une fois que si on l’ingurgite en plusieurs prises ! ... »

Extraits de Psychologie boursière et Prévision chartiste, chapitre 5, pages 149-150.

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Écrit par
Yves Ravistre
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