Le stock picking : Une approche de conviction

Sovanna SEK 0
Le stock picking : Une approche de conviction

Dénicher des opportunités en Bourse n'est pas une mince affaire. La première question que tout investisseur doit se poser est de définir son profil et sa stratégie, et de s'y tenir. Dans un contexte de marché qui serait volatile et incertain, le stock picking s'avère le plus adéquat. D'une part, les décisions d'investissements sont faites avec conviction et d'autre part, je trouve que c'est une approche dont l'ouverture d'esprit prime et l'investisseur développe sa culture économique et financière. Il existe dans le jargon de la gestion d'actifs, deux modèles : la méthode bottom-up et l'approche top down.

Méthode bottom-up

Cette stratégie se repose principalement sur la recherche de valeurs à partir de leur interprétation de leur bilan financier (marge brute, marge nette, endettement, rentabilité, valorisation boursière, cash flow....) en mettant de coté la conjoncture économique. Des investisseurs de renom sont des adeptes du bottom-up comme Warren Buffett ou Philipp Fischer. Ils prétendent qu'il est possible de trouver des entreprises exceptionnelles avec des profits en progression d'année en année malgré les périodes difficiles. Pour être plus précis, la capacité de certaines entreprises à faire des bénéfices n'est pas forcément résultante de la tendance macroéconomique. Cependant, ce raisonnement a pour effet de négliger certains risques comme la crise des subprimes aux USA et la crise des dettes des Etats de la zone euro qui se sont traduit par des krachs. Ainsi, se concentrer sur la situation financière de l'entreprise cotée peut nous jouer des mauvais tours.

Approche top down

Cette stratégie commence par l'étude de la conjoncture économique. A partir de là, l'investisseur recherche de la visibilité en détectant les grandes tendances de demain. Le but final est de définir ses arbitrages d'investissement au niveau sectoriel et géographique. Au contraire du bottom-up, la macroéconomie prime avant tout et cela permet à l'investisseur de faire des choix judicieux et de garder sa ligne directrice. Par exemple, les valeurs technologiques étaient à la mode à la fin des années 90 puis c'est autour des pays émergents durant les années 2000. C'est ainsi qu'on parle d'une approche descendante : on part vers le haut en ciblant les secteurs ou les zones géographiques pour terminer vers le bas en choisissant ses valeurs. Cela dit, il y a des détracteurs qui la critiquent sous prétexte que certaines entreprises cotées en sont victimes comme les télécoms, les utilities ou les banques au sein de la zone euro.

Mon avis personnel

Personnellement, je n'ai pas de préférence pour l'une ou pour l'autre. Cela dépend de votre profil d'investisseur mais également de votre disponiblité. Pour ceux qui souhaitent passer un minimum temps en Bourse, le top down aura les faveurs. En revanche, pour les investisseurs avisés et passionnés, le bottom-up n'est pas à exclure mais demande des années d'expérience pour le maîtriser. Enfin, jongler les deux approches du stock picking permettent de ne pas passer à coté de nombreuses opportunités.

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