le pacte de stabilité

Pascal TRICHET 1
le pacte de stabilité

EXTRAITS  de la première demie heure de l'émission LES EXPERTS ce vendredi 25 sur BFM TV sur le PACTE  DE  STABILITE.

Henri WEBER député européen, responsable des études au PS

JP PETIT président des CAHIERS VERTS DE l'ECONOMIE, stratégiste d'investissements.

Olivier BERRUYER animateur du blog www.les-crises.fr, information au public.

 

DU  BIEN  FONDE  DU  PACTE

JP PETIT : " Ce programme de stabilité ne devrait pas générer de turbulence sur les marchés,  mais ce que je critique ce sont les hypothèses de croissance  Leurs prévisions à 2.5% pour 2016 et 2017 sont irréalistes. La dernière fois que cela est arrivé c'est en 2006 alors que la croissance mondiale était de plus de 5%. L'économie française restera dépendante des autres moteurs de l'économie, les Etats Unis en particulier".

O. BERRUYER : la turbulence sera économique : Cette coupe dans les dépenses à équivalent 2.5 points de PIB aura un impact elle même sur les points de croissance. On pourra voir des récessions induites par cela.  Mais c'est comme ailleurs on ne sait pas si il faut faire bien ou ne pas faire et c'est mieux".

H. WEBER : le pessimisme est un travers national. pourquoi pas de telles prévisions de croissance? Ce sont des prévisions qui portent une dose de volontarisme. Nous réclamons depuis des années une sortie différenciée de la crise. Nous exhortons les pays du nord à sortir de leur, de servir de locomotive, en relançant leur investissement et la consommation. L'Allemagne arrache année par année des augmentations de salaire. On peut tabler sur une nouvelle croissance.

 

DU JUGEMENT DE STANDARD ET POORS

JP PETIT La déclaration de l'agence de notation à AA assorti d'une perspective stable sur les deux années n'est plus littéralement suivi par les marchés. Il ne faut pas donner plus d'importance à des organismes qui n'ont pas de légitimé spécifique.

O. BERRUYER : Si le but est de faire des politiques pour faire plaisir à STANDARD ET POORS  ca finit par marcher. Je prends le pari que la politique va empirer les choses.  Ils ne font pas leur boulot, on devrait être dégradé plus fortement.  Volontarisme à petites doses, çà va; il arrive un moment ou l'optimisme devient criminel .

 

DE LA SEQUENCE POLITIQUE POUR LE VOTE DE MERCREDI

H. WEBER : "le socialisme c'est la culture du compromis, du consensus. Il va aboutir. Le bureau est convoqué avant le vote pour acter le compromis. Il faut faire face à la ré-industrialisation.Il n'y a pas d'autre moyen que de reconstituer les marges des PME et ETI. Il faut réindustrialiser ce pays. Ce n'est pas le rôle traditionnel des socialistes. le rôle habituel des socialistes c'est de corriger la marche inégalitaire de l'économie de marché. Les socialistes ont compris qu'il y avait un problème d'économie de marché et de production de richesses. Cà les socialistes l'ont bien compris."

JP PETIT :  "Le régulateur c'est pas les marchés financiers, ce sera peut-être l e public, les entreprises. A contrario, les élections européennes peuvent animer le marché."

O. BERRUYER : "risque de quoi sur la séquence politique française ? La marge de débats est plus que limitée. Les évolutions ne se font qu'à la marge...."

 

Vous pouvez retrouver l'intégralité du podcast sur :

http://podcast.bfmbusiness.com/channel78/20140425_experts_0.mp3

Commentaires

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Jean COLAS 05/05/2014

débat tout à fait inintéressant.

Les socialistes français restent englués dans leurs hésitations entre un socialisme à la Blair ou à la Schröder, social démocrate en bref, et un socialisme doctrinaire marqué par le centralisme jacobin à la française ou à la soviétique.
Et en appeler aux militants comme ils le font récemment, fait pencher la balance vers le second volet.
Il leur restera à dire que "les agences de notation n'ont pas de légitimité", à se retrancher derrière leur bureaucratie interne (le bureau doit encore décider, etc), à en appeler à l'égalité (le graal du conservatisme quand on y réfléchit bien...), et finalement à avouer que tout ce qu'ils peuvent faire c'est corriger la marche de l'économie en prenant à ceux qui ont pour donner à ceux qui n'ont pas, quitte à tuer la bête.

Bon, en France c'est le PS qui défend cette vision, j'habite en Belgique francophone (Wallonie) et chez nous ce sont tous les partis qui vont dans cette direction. Pas mieux...