L’aversion au risque reste élevée sur le CAC40

Jérôme Boumengel 0
L’aversion au risque reste élevée sur le CAC40

Nos chiffres mensuels sur l’indice CAC40 viennent d’être publiés. Pour le mois de juin 2011, le bénéfice forward à 12 mois est en légère baisse de -0,60%, le PER est revenu à 11,6 contre 12,1 le mois précédent et la prime de risque s’est tendue à 6,46% contre 6,12% au mois de mai. Enfin, il y a toujours 80% des valeurs du CAC40 dont les révisions de bénéfices sont en tendance haussière, contre 20% qui demeurent sur un trend baissier.

Concernant notre prime de risque, rappelons qu’elle mesure l’écart de rendement demandé par les investisseurs pour placer à horizon de 12 mois leurs fonds dans l’indice CAC40, plutôt que sur l’Euribor à 12 mois. L’observation de l’historique de la prime de risque montre que cet indicateur continue d’évoluer sur un trend haussier depuis 1998 (Cf. graphique ci-dessous). Il faut dire que depuis la fin des années 90, les crises boursières ont vu leur fréquence augmenter : crise de l’été 1998, éclatement de la bulle internet en 2000, affaire Enron en 2002, crise des subprimes en 2008 et problème de la dette grecque depuis l’automne 2010 !

Après une période de détente, l’aversion au risque a de nouveau augmenté. Ce regain d’aversion au risque a bien entendu des implications en termes d’allocation d’actifs. Les enseignements du dernier sondage de la Bank of America, réalisé entre les 3 et 9 juin auprès de 282 gérants internationaux, indique que les investisseurs ont réduit leur exposition aux actions et aux matières premières au cours du mois de mai, alors qu'ils sont revenus sur le monétaire et les obligations. En termes d’allocation d’actifs, la proportion des investisseurs institutionnels qui sont surpondérés sur les actions est tombée à 27% contre 41% le mois précédent.

Même tendance pour les matières premières, puisqu’ils ne sont plus que 6% contre 12% précédemment à surpondérer cette classe d’actifs. Sans surprise, c’est le monétaire et les obligations qui tirent leur épingle de cette remontée de l’aversion au risque : les investisseurs interrogés sont désormais surpondérés sur le monétaire et l’obligataire à hauteur respectivement de 18% (contre 6% le mois précédent), et de 65% (contre 42%). 

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graphique de la prime de risque

 

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