L'assurance Vie, un placement encore rentable ?

Sandrine ROUSSEAU 2
L'assurance Vie, un placement encore rentable ?

La fin de l’année est propice à une réflexion sur les placements à effectuer avec les gains acquis au cours de l’année écoulée. Les taux d’intérêts n’ont jamais été aussi bas, le rendement des obligations s’en trouve donc peu rémunérateur. Cela implique une prise de risque sur les débiteurs et un allongement de la durée de l’investissement dans un contexte incertain. Côté actions, le rebond de cet été, est actuellement effacé. Nous sommes revenus au niveau de juillet. Si l’investisseur n’a pas su prendre ses bénéfices, tout est à recommencer. Existe-t-il un monde où investir son argent est plus paisible ?

 

Le placement dans un contrat d’assurance-vie, n’a pas été touché par les nouvelles règlementations fiscales du gouvernement. Cet investissement reste d’un point de vue du rendement et de la garantie en capital, qui y est associée, très intéressant pour un investisseur. Il existe donc un petit monde idéal.

 

Celui des contrats d’assurance-vie en euro. Ils sont les seules à assurer une garantie en capital dès le versement et ils offrent jusqu’à la fin du mois d’octobre des taux garantis jusqu’à fin 2013. Plusieurs points positifs sont en leur faveur pour un investisseur conservateur. Une fiscalité modérée du fait de la capitalisation des revenus, des droits de succession plus favorables au nouveau régime à venir, des droits d’entrées quasi arrivés à zéro voir à zéro si souscrits sur les sites internet. Actuellement les taux que les grandes banques de la place offrent, avoisinent les 3 %, dans un contexte de rendement négatif des fonds monétaires. A venir, des taux qui ne pourront plus être garantis, nouvelle réglementation oblige mais ils auront de grandes chances d’être égal ou supérieur à 2 % pour attirer des nouveaux souscripteurs. Dans un monde où tout bouge, s’aventurer sur des actions en cette fin d’année reste un peu risqué et oblige l’investisseur à être extrêmement réactif, il doit être au fait des nouvelles économiques, un travail presque quotidien dans les conditions actuelles de marché. Investir dans un contrat d’assurance-vie est plus paisible pour l’investisseur.

 

Ce qu’il faut savoir et que l’on ne vous dira pas. Un contrat d’assurance Vie dont les fonds sont placés en euro, bénéficie d’une garantie en capital. Chaque année, la compagnie édite, début janvier, la performance finale du fonds de l’année écoulée et annonce le pourcentage de la performance acquise au cours des 12 mois écoulés qu’elle va redistribuer à ses souscripteurs. Le montage un peu complexe à expliquer en quelques lignes, permet à l’assureur de ces contrats en euro de puiser dans la réserve des 5% de la performance annuelle et qui peut être mise de côté chaque année par la compagnie. Ceci lui permet d’afficher un taux attrayant dans un unique but commercial, celui de convaincre de nouveaux souscripteurs attirés par le taux plus favorable que celui du banquier voisin. Pour les souscripteurs en place c’est un manque à gagner, bien qu’il ait toujours chaque début d’année, le taux de rémunération promis augmenté d’une prime qui est composée de cette bonne performance. Mieux vaut donc remettre chaque année un peu du capital à investir pour bénéficier de ces meilleurs taux.

 

Cela comporte toutefois un danger, à force de puiser dans les réserves. Elles s’amenuisent et en cas de demande de rachat, la liquidité peut s’en trouver asséchée. C’est pourquoi, lors de toute nouvelle souscription d'un contrat en euro, il est conseillé de demander à votre interlocuteur, si la compagnie a puisé dans ses réserves et depuis quand. D’ici la fin de l’année la nouvelle règlementation empêchera aux compagnies de proposer des taux garantis afin d’éviter ce risque de voir les compagnies de trop puiser dans la réserve et de mettre en péril la pérennité du fonds.

 

Il reste que dans le contrat d’assurance-vie, une clause en faveur de la compagnie dit, qu’en cas de manque de liquidité concomitamment à une forte demande de rachat, la compagnie peut prendre la décision de stopper tous les remboursements ou rachat. C’est une clause mal connue et qu’il faut bien avoir en tête.

Commentaires

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saveryo 27/10/2012
Tout à fait d'accord avec le contenu de votre dernier paragraphe : "...la compagnie peut prendre la décision de stopper tous les remboursements..." Et c'est bien ce qui va se passer dès que l'inflation sera supérieure au rendement ! De ce fait il ne reste plus aucun placement garanti et disponible quoiqu'il arrive et pour peu que l'euro "explose"
Sandrine ROUSSEAU 29/10/2012
Bonjour, Il n'y a pas d'inflation et il n'y en aura pas dans les 12 à 16 prochains mois. La BCE en est là pour y veiller, soyez en certain. Les quantitative easing ne vont pas dans l'économie, ils servent à couvrir des dettes et des éviter des défauts. Les banques ne prêtent pas facilement même si les taux sont bas. Pas de crédit facile.Seule chose à surveiller le prix des matières premières et surtout du pétrole. Les contrats d'assurance-vie rapportent peu parce que les taux courts sont bas si ils devaient monter, le mécanisme de remonter des taux long devrait se mettre en oeuvre. sauf conondrum à la Alan Greespan... Merci pour votre commentaire. Sandrine Rousseau