Investir au gré de la fiscalité internationale

Didier MAURIN 0
Investir au gré de la fiscalité internationale

Aujourd'hui, faire l'acquisition d'une SCPI allemande présente un intérêt fiscal bien plus grand que celui de posséder un contrat d'assurance-vie français.

En effet, afin d'enrayer la désindustrialisation qui frappe notre pays, François Hollande projette d'alléger les charges pesant sur les entreprises d'au moins 30 milliards par an (bien que 100 milliards annuels seraient nécessaires) et a entamé, en contrepartie, l'augmentation de la fiscalité sur le patrimoine.

Dès lors, nous allons naturellement vous inviter à exploiter la fiscalité internationale à l'avenir car, vous allez vite vous en rendre compte, la fiscalité française va devenir intenable et l'utilisation des conventions fiscales existantes avec d'autres pays une nécessité.

Par ailleurs, et nous avons déjà commencé à vous mettre en garde à ce sujet, le FMI demande à notre Président de la République de prélever un minimum de 10% de l'ensemble des avoirs des Français dans les banques françaises pour rembourser une bonne partie de la dette de l'Etat, comme à Chypre. Bruxelles, quant à elle, interdit désormais à la France de sauver ses banques en faillite grâce à l'argent du contribuable et la somme de ponctionner l'argent des clients des banques elles-mêmes pour combler leurs passifs.

Si nous ajoutons à cela le risque d'une crise sociale et politique grave en France contre lequel il faut savoir se prémunir, il paraît alors évident que votre patrimoine doit avoir aujourd'hui une configuration qui n'était pas nécessaire il y a 5 ans !

Laquelle ?

La gestion de votre patrimoine se doit désormais de prendre en compte l'environnement fiscal au niveau international.

En conséquence, lorsque vous comparez une SCPI allemande avec de l'immobilier en France générant des positifs fonciers par exemple, vous réalisez que la première n'est taxée qu'à 15,825% sur ses loyers là où les seconds peuvent être imposés jusqu'à un taux maximal de 64,5% en France (45% de tranche maximale à l'impôt sur le revenu + 4% de contribution additionnelle sur les hauts revenus + 15,5% de CSG).

Par ailleurs, le fait de placer des actifs en société dans notre pays peut être intéressant car ils seront alors soumis à l'impôt sur les sociétés, qui n'est que de 15% jusqu'à 38 120 euros de bénéfice, puis à 33,33% au-delà, en rappelant que pour montages les plus importants, il est intéressant de constituer une société holding dont le siège est situé dans un autre pays.

Ces opportunités fiscales supposent toutefois une analyse précise et personnalisée des incidences fiscales sur votre patrimoine tant en France qu'à l'étranger, notamment au regard des conventions fiscales internationales conclues entre les pays concernés.

Gros avantage : le fait de détenir des biens en sociétés vous permet d'échapper dans une large mesure aux risques du système bancaire français dont nous vous parlions précédemment, le tout en internationalisant vos avoirs ce qui en renforce encore la sécurité.

Privilégiez aussi le Luxembourg, la Suisse et la Norvège pour l'emplacement de vos comptes en notant que le Luxembourg est le pays le plus "facile" puisqu'il fait partie de la CEE.

Le Luxembourg n'est pas parfait, loin de là, mais il est l'un des pays les plus solides pour le moment, loin devant la France. D'ailleurs, même lorsque de gros problèmes se présentent à Luxembourg, comme par exemple la faillite d'une compagnie d'assurance, les clients finissent par récupérer leur argent, ce qui serait loin d'être aussi évident dans notre pays!

Pour terminer, n'oubliez pas les investissements dans l'or et les métaux précieux car la Chine en amasse actuellement une énorme quantité pour faire du yuan la première monnaie mondiale à un moment où toutes les autres monnaies seront criblées de dettes, ni les forêts dont le potentiel de valorisation est important et qui s'additionne à leur côté "paradis fiscal" !

Didier Maurin

 

Didier Maurin est spécialiste du conseil en investissements financiers en France et à l'internationnal depuis 26 ans. Il est fondateur et gérant indépendant de Didier Maurin Finance, société de Conseil en Gestion de Patrimoine située à Paris et en Lorraine, et de Katleya Gestion, société de Gestion de Fortune basée à Genève depuis 2005. Il développe chaque mois dans sa Lettre financière destinée à ses clients et abonnés son point de vue d'expert, parfois incisif, sur le monde économique et ses conseils avisés d'investissements.

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