Une année à +25% ?

Parthénon 64
Une année à +25% ?

Bonjour, depuis mon analyse du 9 août 2013 "Indices : faut-il acheter la prochaine correction ?" , j'entamais une série d'articles montrant que les deux moteurs des bull markets, l'appétit pour le risque et la rotation sectorielle, s'ancraient progressivement au sein du marché.

Ces deux paramètres pourraient tout à fait conduire l'Europe à doubler sa performance d'ici la fin de l'année. Pour l'Eurostoxx 50, cela signifierait un rendement annuel proche des +20%, pour le CAC ou le DAX entre +25 et +30%. Et ce, d'autant que la saisonnalité devient optimale comme le montre ce graphique :

Pour illustrer ma démonstration, je vais étudier le marché sous l'angle sectoriel. 15 secteurs DJ EUROSTOXX sont répertoriés, en voici les performances depuis 1 an :

1) LA ROTATION SECTORIELLE :

Pour qu'un bull market se développe, il faut que la quasi-intégralité des secteurs soient en tendance haussière, condition nécessaire au phénomène de rotation sectorielle. Or, l'Europe traînait comme un boulet 4 secteurs aux poids conséquents (cerclés de rouge).

Lors des dernières analyses, j'avais mis en avant la résilience des secteurs TELECOM et BASIC RESOURCES. Depuis, UTILITIES et OIL&GAZ sont venus grossir la liste des secteurs "bullish" à moyen terme. Refaisons le point.

Nb : vous cliquerez sur les graphiques pour les agrandir en pleine page.

DJ EUROSTOXX TELECOM : en impulsion en sortie de biseau. L'objectif à moyen terme (2-3 mois) est 291. Le retournement de la force relative (en bas face au CAC, indice médian en Europe) est de bonne augure.

DJ EUROSTOXX BASIC RESSOURCES : le support majeur à 148 était mis en danger par une force relative déclinante. Heureusement, celle-ci s'est retournée à son contact et depuis, un double creux, combiné à une sortie haussière de triangle, a replacé les prix dans le bon sens. 227 est le gros objectif de moyen terme.

DJ EUROSTOXX UTILITIES : j'avais précisé dans une précédente analyse que, si les valeurs françaises (EDF, GDF, SUEZ, VEOLIA) étaient clairement résilientes, il manquait les deux mastodontes allemands RWE et E.ON pour faire basculer le secteur dans une dynamique haussière. C'est désormais chose faîte. La sortie du triangle permet de viser 281 à moyen terme.

DJ EUROSTOXX OIL&GAZ : peu dynamique mais le franchissement d'une oblique devrait permettre au secteur de mieux se tenir en cette fin d'année.

 

2) L'APPETIT POUR LE RISQUE :

A présent que nous avons la totalité des secteurs en tendance haussière, il est intéressant de mesurer l'appétit pour risque du marché. Pour cela, rien de plus simple : si les secteurs offensifs, c'est à dire directement liés à l'activité économique, sont privilégiés au dépens des secteurs défensifs, cela confirme la présence de cette appétence pour la prise de risque.

Commençons par un secteur qui fait les choux gras de la presse depuis plusieurs mois : l'automobile. Et voyons comment il a répondu à la pire crise du secteur en Europe.

DJ EUROSTOXX AUTO : il a répondu en inscrivant récemment un nouveau plus haut historique (!), tant sur prix que sur la force relative.

Allons voir sur d'autres secteurs très sensibles à la conjoncture, les médias et l'industrie.

DJ EUROSTOXX MEDIA : le support géant à 119 a retourné prix et force relative. Le changement de polarité de 171 est très positif pour cette fin d'année.

DJ EUROSTOXX INDUSTRIAL : au plus haut depuis 4 ans... Et aucun signe de faiblesse dans l'ascension.

Les financières sont aussi de très bons baromètres pour mesurer l'appétit pour le risque.

DJ EUROSTOXX BANK : pas de changement de la tendance de fond depuis le 18 juillet, date qui a modifié radicalement le paysage graphique.

DJ EUROSTOXX INSURANCE : on s'installe sereinement au-dessus de 181,8, niveau graphique symbolisant la crise de la dette.

Les secteurs offensifs donc jouissent d'une très bonne orientation graphique. Qu'en est-il des secteurs défensifs ?

DJ EUROSTOXX HEALTH : sortie par le bas de son canal haussier. La superformance du secteur est finie. 

DJ STOXX FOOD & BEVERAGE : pas de retournement des prix mais de la force relative.

Les secteurs défensifs sont donc clairement délaissés depuis leur top d'avril-mai 2013.

 

CONCLUSION :

Ma conviction est forte : les indices sont en mesure de réaliser une très belle fin d'année avec des scores allant en Europe de +20 à +30%. Les deux moteurs des bull markets sont en effet présent : la rotation sectorielle et l'appétit pour le risque.

Il y a bien sûr d'autres façons de mesurer ces phénomènes. La rotation sectorielle s'observe également sur les valeurs et depuis, 3 à 4 semaines, la file de trading a mis en évidence avec un excellent taux de réussite la résilience des valeurs faibles au premier semestre.

L'appétit pour le risque peut s'observer également sur les indices du Sud de l'Europe. La configuration de l'IBEX, indice risqué par excellence, montre à quel point les allocations d'actifs opèrent une redistribution géographique.

Mais quelque soit l'angle d'analyse, on en arrive à la même conclusion : le marché veut des actions. L'analyse technique suggérant de suivre la majorité des intervenants qui font le marché, je suis donc acheteur de tout repli de court terme dans l'optique d'une fin d'année très favorable.

Commentaires

Avantages d'être membre

Postez vos commentaires. Vous pouvez aussi y ajouter des graphiques et des images afin d’illustrer vos propos.

Kriss 30/09/2013
Taux 10ans US à 2,60%. Le mouvement de baisse s accentue. Encore quelques %, et je clôture mes shorts pour passer long. Sans doute cette semaine.....
Parthénon 01/10/2013

Bonjour, absence d'accord entre démocrates et républicains et ouverture des marchés en... hausse. Tout ça pour ça ! Je ne pensais pas que les tergiversations politiciennes US seraient un non évènement pour les marchés : c'est pourtant le cas.

Pour autant, et vue la quantité de gaps horaires, daily, weekly qui traînent sur les graphiques, on peut penser que la consolidation va se poursuivre.

Le DAX pourrait nous offrir LA figure qui explique les variations de marché sous la forme d'un flag :

DAX 60 minutes : à noter la présence de très nombreux supports. Lequel va marcher ?

CAC 60 minutes : supports clairs.

eptrad41 01/10/2013

bonjour parthenon c'est de pire en pire je trouve le marché ne sait pas vraiment ou il va je trouve -- Des gaps dans tout les sens qui ne se ferment pas pour la plupart des volumes en baisse des divergences comme s'il en pleuvait tout ca ne m'inspire toujours pas confiance

a part ce sentiment que le marché continue de chercher a faire peur aux vendeurs je ne trouve pas de vrai logiques

bonne journée

Parthénon 01/10/2013

Salut Eric, personnellement, je trouve le marché limpidement haussier. Pour preuve encore aujourd'hui, il répond à une mauvaise news par un nouveau plus haut annuel sur Ibex et Nasdaqs.

Par contre, il y a tellement de supports sur les indices que j'ai du mal à trouver lequel va fonctionner. Il faut faire des essais.

Sur les valeurs, l'analyse chartiste fonctionne remarquablement depuis plusieurs semaines, signe encore que nous sommes en tendance haussière marquée.

Ma conviction reste intacte. Le second semestre sera bon. L'appétit pour le risque est très présent (les mid cap flambent), la rotation sectorielle totale.

Bonne soirée Eric.


Jean COLAS 01/10/2013
Bonjour,   Un petit aparté sur le terrain macro économique, désolé pour cet écart !   je ne suis pas certain que les marchés soient si fous que cela. Il me semble plutôt que d'une part ils voient les chiffres sans plus, et que d'autre part leur horizon dépasse le court terme. Il y a quelques années, en juillet 2009, Loïc Abadie avait rédigé un article magistral reprenant les graphiques des pans les plus importants de l'activité économique U.S.: ventes au détail, immobilier, véhicules, activité manufacturière. A l'époque tout était au plus bas, les ventes au détail étaient revenues au niveau de 1999, les ventes de véhicules légers au niveau de 1982, les ventes de maisons unifamiliales atteignaient un plus bas historique, la production industrielle équivalait à celle de 1997. Aujourd'hui, force est de constater qu'aux U.S. - les ventes au détail ont dépassé leur niveau d'avant la crise de 2008 et inscrivent des plus hauts historiques
- les ventes de véhicules légers sont revenues au niveau d'avant la crise - les ventes de maisons unifamiliales ont entamé un redressement impressionnant depuis 2012 (mais tout en restant très loin du niveau record de 2008 . . .  ce qui est bon signe d'ailleurs car cela signifie que le crédit est plus mesuré aujourd'hui: la leçon a été apprise) - la production industrielle est quasiment revenue au niveau d'avant la crise. Quasi tous ces graphiques se présentent en forme de V, c'est très parlant.
En fait, la croissance du début des années 2000 était basée sur le crédit, la croissance actuelle se fonde sur la dépréciation monétaire et bientôt une croissance réelle reprendra sur base des potentialités énergétiques couplées à la croissance démographique et à l'augmentation du niveau de vie des populations de beaucoup de pays. Je crois que c'est le pari des marchés, et ce pari apparaît rationnel.
Là où le bât blesse, c'est au niveau du taux d'emploi: quand on examine les chiffres relatifs au taux d'emploi de la population U.S. en âge de travailler, on constate qu'il a diminué, passant de 83 % à 81 %.  Mais c'est cette question de l'emploi qui justifie le maintien du QE...
En résumé: l'économie U.S. va mieux, seul l'emploi est problématique mais la Fed est là pour soutenir les marchés jusqu'à ce que l'emploi se rétablisse.
Monsieur Marché se dit donc à court terme les marchés montent grâce à la Fed, à moyen terme les marchés monteront car l'économie va et ira mieux.   On peut jouer la baisse des marchés, mais uniquement de manière conjoncturelle à mon avis, structurellement la dépression majeure, l'hiver de Kondratieff, n'est pas en vue.
Alain B 01/10/2013

On ne peut qu'acheter sur replis (pour ceux qui jouent les indices), le marché à besoin d'une consolidation, mais quand ?

Parthénon 01/10/2013

Bonsoir Alain, la consolidation a eu lieu hier sur les supports. Le rebond est violent (cf. MIB par exemple).

A mon avis, on va très vite inscrire un nouveau sommet annuel sur le CAC. On suivra ainsi les indices leaders comme l'IBEX et les Nasdaqs (Comp. et 100).


Parthénon 02/10/2013

Bonjour, solide réaction des indices hier sur les supports malgré le "shutdown" US. Néanmoins, on ne s'extrait pas encore de la consolidation née sous les plus hauts du 19 septembre : il faut encore patienter. Pour sortir de la consolidation, trois options :

- un gap d'expulsion.

- un second test des supports tappés hier (ce qui se fera avec des IS haut perchés donc de bonnes proba de rebond).

- matérialisation de figures de consolidations claires : ce n'est pas le cas.

CAC minutes :

DAX 60 minutes :

 

 

Parthénon 02/10/2013

Ecarts importants en Europe ce matin. Les indices de l'Europe du Sud (PSI, MIB) progressent et sont proches de réaliser un nouveau plus haut annuel, dans le sillage de l'IBEX hier.

Le CAC est lanterne rouge, du simple fait du jeu des pondérations. Rien de grave.


Parthénon 02/10/2013

Confirmation d'une baisse pas méchante du tout sur le CAC : le secteur bancaire, en haut du palmarès, redémarre.

Graphiques à venir dans la file de trading.


Parthénon 02/10/2013

La BCE prête à envisager "tous les instruments à sa disposition"

http://www.boursorama.com/actualites/la-bce-prete-a-envisager-tous-les-instruments-a-sa-disposition-636987fefb204b85d7a5b66cdc3068d8

Don't fight the FED, don't fight BCE.

david 02/10/2013

Bonsoir Parthenon, 

Les plus bas sont rachetés systematiquement juste avant la cloture, je me suis postionné long sur la cac sur la mm20 et aussi sur sp et dj, somme nous repartis chercher les sommets ou faut  etre vigilent par rapport au mur budgetaire US.

r

bonne soirée


Alain B 03/10/2013

La montée de l'euro n'inquiéte pas la BCE, pourtant elle coule (l'euro fort pas la BCE) de nombreuses petites entreprises. A l'exportation les USA sont compétitifs.