Faut-il revenir sur les petites et moyennes valeurs ?

Jérôme Boumengel 0
Faut-il revenir sur les petites et moyennes valeurs ?

En 2011, le CAC40 a perdu près de 17% tandis que le CAC MID & SMALL, l'indice des petites et moyennes capitalisations françaises, a chuté de 21,5%. Dans la mesure où ces dernières sont réputées plus risquées que les grosses capitalisations, cette sousperformance n’est guère surprenante dans le contexte économique et monétaire de l’année qui vient de s’écouler.

Cette « fuite vers la liquidité » se justifie par au moins deux raisons fondamentales. Les petites et moyennes capitalisations sont davantage tournées vers le marché européen, alors que les sociétés du CAC40 sont beaucoup plus internationales et peuvent profiter de la forte croissance des pays émergents ; les premières seront donc davantage impactées par le ralentissement de la croissance européenne. Les secondes disposent également d’un niveau plus élevé de trésorerie, ce qui les met à l’abri d’un éventuel resserrement du crédit bancaire ; elles apparaissent donc aux yeux des investisseurs plus solides financièrement que les petites et moyennes capitalisations.

Dans la mesure où l’horizon économique européen continue de s’assombrir, la défiance des investisseurs à l’égard des petites et des moyennes capitalisations devrait se poursuivre. C’est ce qu’indique la force relative de l'indice CAC MID & SMALL par rapport à l'indice CAC40 (graphique ci-dessous). Alors que cet indicateur s'inscrivait dans une tendance haussière depuis 2009, ce n’est plus le cas depuis l’été dernier, comme le suggère la rupture de la ligne de tendance haussière. En termes d’allocation d’actifs, nous continuerons à surpondérer les valeurs du CAC40 au détriment des petites et des moyennes capitalisations.


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