Faut-il encore investir sur les Bourses émergentes ?

Jérôme Boumengel 0
Faut-il encore investir sur les Bourses émergentes ?

Sur le premier semestre, les Bourses émergentes affichent des performances décevantes. Le MSCI Emerging Markets Index (en monnaie locale) est en recul de 6,5%. Le ralentissement de la croissance économique de ces pays se fait notamment sentir au niveau des BPA anticipés qui ont nettement baissé depuis le début de l’année.

Avec une progression sur le semestre de près de 10%, le MSCI World Index (en monnaie locale) surperforme nettement son rival. Sur le plan technique, tout indique que cette configuration devrait se poursuivre.

Certes, le Sectogram que je calcule sur l’ensemble des Bourses des pays développés affiche un repli depuis 3 mois, mais il faut dire qu’il avait atteint un niveau élevé de l’ordre de 76% au mois de mars dernier (Cf. graphique ci-après). Entre l’été 2012 et le printemps 2013, la progression du MSCI World Index ne s’est pas faite dans le vide mais elle s’est accompagnée d’une augmentation du nombre de places boursières orientées en tendance haussière.

J’analyse la situation actuelle comme une simple consolidation dans une tendance lourde toujours positive.




Ce n’est pas le cas des places boursières émergentes. La configuration du Sectogram sur cette partie du monde est en effet négative (cf. graphique ci-après). Cet indicateur est notamment en passe de tomber au-dessous de la ligne du 50, un seuil qui sépare le nombre d’indices orientés en tendance haussière du nombre d’indices orientés à la baisse.



En termes de performance relative, si les actions émergentes ont surperformé les actions des pays développé pendant près d’une décennie, cette période faste est derrière nous. Ce n’est en effet plus le cas depuis 2011. Cette sous-performance s’est même accélérée depuis le début de l’année, une tendance qui devrait se poursuivre à moyen terme.




Si ce n’est pas déjà fait, j’estime que les portefeuilles ou les contrats d’assurances-vie multi-supports doivent être recentrés sur les places boursières des pays développés. Avec une volatilité de 20% sur les 10 dernières années, contre 14% pour son homologue, l’indice des émergents est nettement plus risqué.

Par ailleurs, la corrélation entre les 2 indices s’est fortement resserrée depuis quelques années : le coefficient de corrélation entre les deux indices tourne actuellement autour de 90%.

Diversifier son portefeuille en y incorporant des actions émergentes ne permet donc plus d’en diminuer le risque.



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