EUROPE : alerte baissière à court terme

Parthénon 9
EUROPE : alerte baissière à court terme

Bonjour,

Surcroît de volatilité (on dépasse les 50 points max d'amplitude sur le CAC) + volumes en accélération + force relative en rechute + indices périphériques en difficulté + supports cassés sur Eurostoxx 50 et Banques

Eurostoxx 50 : cassure violente de 2685

Banques européennes : cassure violente de 121.50.

 

CONCLUSION :

CORRECTION CE JOUR ET DEMAIN, potentiellement 3 à 4%. Cette baisse est selon moi typique des bull market : c'est une opportunité d'achat pour le moyen terme.

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patk 04/02/2013

Bonjour,

Juste de quoi affoler les marchés ???

Banques/Dans la douleur comme une odeur de souffre….

Au Royaume-uni. Les grandes banques devront rembourser des petites et moyennes entreprises. Les produits financiers complexes sont la cause de la décision.

L’autorité des marchés financiers (FSA) britannique a annoncé jeudi que les grandes banques britanniques Barclays, HSBC, Lloyds et RBS allaient devoir rembourser des petites et moyennes entreprises auxquelles elles ont vendu abusivement certains produits financiers complexes.

Le gendarme financier a passé au crible 173 ventes de produits de couverture contre les variations de taux d’intérêts et a conclu que plus de 90% d’entre elles contrevenaient aux règles. Ces quatre banques se sont engagées à revoir chaque cas individuel et à dédommager leurs clients lorsque cela sera nécessaire.

«Les petites entreprises vont maintenant voir le résultat de notre étude et les banques vont étudier leurs cas individuels. Lorsqu’un remboursement sera dû, les entreprises se retrouveront dans la position dans laquelle elles se seraient trouvées s’il n’y avait pas eu de vente abusive», a assuré Martin Wheatley, l’un des directeurs de la FSA. Dans cette affaire, la FSA avait mis à l’index le 29 juin dernier les quatre principales banques du pays. Elles n’avaient pas reçu de sanction financière mais s’étaient engagées à réparer leurs erreurs, à cesser de commercialiser les produits les plus complexes et à rembourser les PME si besoin. Ces banques avaient par exemple mal informé leurs clients sur les coûts, ne s’étaient pas bien assurées qu’ils comprenaient les risques liés aux produits, ou leur ont vendu des couvertures trop importantes par rapport à leurs besoins.

D’autres banques implantées au Royaume-Uni, Allied Irish Bank, Bank of Ireland, Clydesdale et Yorkshire Bank (groupe National Australia Bank), Co-operative Bank, Northern Bank et la filiale britannique de la banque espagnole Santander, font encore l’objet d’une enquête de la FSA pour les mêmes pratiques. Cette nouvelle affaire s’ajoute à une série de scandales qui ont ébranlé la confiance dans le secteur bancaire britannique. Les banques ont ainsi été contraintes de provisionner près de 10 milliards de livres en raison de contentieux sur la vente forcée d’assurances liées à certains emprunts – dites PPI – et certaines ont été impliquées dans l’affaire des manipulations du taux interbancaires Libor.


Deutsche bank, la première banque allemande a enregistré une perte nette au dernier trimestre 2012 huit fois supérieure aux estimations, à 2,2 milliards d’euros. Ce qui a conduit au bénéfice net annuel à 611 millions d’euros, le plus faible depuis 2008, année où la crise financière mondiale battait son plein. Loin des 4,13 milliards de 2011.

 

Il s’est en effet  avéré nécessaire de transférer une partie des activités dans une sorte de «Bad Bank», que Deutsche Bank a nommé NCOU, pour «non core-operations unit», l’unité rassemblant les affaires considérées ne plus faire partie du noyau. C’est essentiellement dans le cadre de cette opération que s’inscrivent les amortissements sur goodwill et les dépréciations de valeur d’une somme atteignant 1,9 milliard, une partie étant à mettre sur le compte d’affaires dans la banque d’affaire et dans la gestion d’actifs avant 2003.

Deutsche Bank a également décidé de constituer des réserves pour litiges de manière plus proactive en y attribuant 1 milliard au seul dernier trimestre 2012. L’établissement est concerné entre autres par le scandale de manipulation des taux de prêts interbancaires du Libor et de l’Euribor, et par une enquête en Allemagne sur des soupçons d’évasion fiscale via le marché européen des droits d’émission de CO2. Le groupe a aussi perdu en décembre un procès fleuve contre les héritiers de l’ex-magnat allemand des médias Leo Kirch, qu’il devra dédommager pour un montant restant encore à déterminer.


L’espagnol Santander, premier groupe bancaire de la zone euro par capitalisation, a publié jeudi des bénéfices en net recul pour la deuxième année consécutive, du fait des importantes provisions réalisées pour assainir son exposition au secteur immobilier espagnol. L’an dernier, le résultat net de Santander a plongé de 59%, à 2,205 milliards d’euros, après avoir déjà reculé de 35% en 2011. Parallèlement JP Morgan estime au total à €65 Mds l’injection nette de liquidité dans les banques espagnoles

Au cours de l’année, le groupe a comptabilisé 18,8 milliards d’euros de provisions: 12,666 milliards destinés à se couvrir contre les risques de crédits impayés et 6,1 milliards en lien avec les actifs immobiliers à risque en Espagne. La banque avait déjà passé 12,2 milliards de provisions pour les mêmes motifs en 2011. Son taux de créances douteuses a en revanche augmenté, à 4,54% contre 3,89% en 2011. En Espagne, ce taux est plus élevé (6,74%, contre 5,49%).

Et l’on apprend que selon une étude de JP Morgan, la création de la « bad bank » espagnole a permis l’injection le 21 décembre dernier de €36 Mds de titres émis par la SAREB et garantis par l’Etat espagnol.

La recapitalisation des banques du Groupe 1 (BFA-Bankia, Novacaixgalicia, Banco de Valencia et Catalunya Banc) via l’injection de titres émis par l’ESM et apportés par le FROB le 26 décembre dernier a permis d’apporter €37 Mds supplémentaires. Ces titres (SAREB et ESM) ont ensuite été mis en pension (Repos) par ces banques, leur permettant de dégager de nouvelles liquidités judicieusement utilisées pour acquérir sur les marchés des titres d’Etats espagnols.

JP Morgan estime au total à €65 Mds l’injection nette de liquidité dans les banques espagnoles grâce aux recapitalisations et à la création de la « bad bank » : une manne bienvenue pour financer les besoins de l’Etat espagnol et de ses régions sur 2013.

 

Aléa Moral maximum aux Pays Bas: le contribuable va banquer un max pour sauver de nouveau SNS Reaal

Les difficultés rencontrées par le bancassureur SNS Reaal aux Pays-Bas sur son portefeuille d’immobilier commercial va contraindre le gouvernement néerlandais à nationaliser le groupe. Les modalités précises de l’opération étant encore inconnues à ce stade, les hypothèses se multiplient entre la création d’une « bad bank » reprenant l’essentiel des actifs à problèmes du pôle « Property Finance », la cession de la filiale d’assurance Reaal ou la nationalisation complète du groupe.

 

L’exposition de SNS Reaal au marché immobilier, en incluant les prêts immobiliers consentis à des PME, atteignait 9,8 milliards d’euros fin septembre, dont 2,3 milliards de créances douteuses. Le groupe a inscrit dans ses comptes 1,3 milliard de pertes nettes sur son portefeuille de crédit immobilier depuis 2009.

SNS Reaal a déjà reçu €565 M de fonds propres de l’Etat néerlandais, capitaux qui ne peuvent être remboursés dans l’immédiat au vu de la capitalisation boursière de seulement €200 M.  Le coût global de cette opération de nationalisation pour l’Etat sera proche de 10 milliards d’euros. L’Etat néerlandais a déjà déboursé près de 40 milliards d’euros pour sauver son secteur financier en 2008, en apportant des capitaux frais à ING, Aegon et SNS Reaal( 750 millions d’euros d’aides publiques en 2008) tout en nationalisation ABN Amro.

SNS Reaal recevra pour l’heure de l’Etat 2,2 milliards d’euros de capitaux, 1,1 milliard supplémentaire sous forme de prêts et cinq milliards de garanties. Les autres banques néerlandaises contribueront au plan de sauvetage en 2014 par le biais d’une contribution exceptionnelle d’un milliard d’euros.

Selon les calculs du gouvernement, les 3,7 milliards d’euros de capitaux frais apportés à SNS Reaal creuseront de 0,6 point de pourcentage le déficit budgétaire 2013, jusqu’ici prévu à 3,3% du produit intérieur brut (PIB). Jeroen Dijsselbloem s’est refusé à préciser si cela le conduirait à envisager de nouvelles mesures d’austérité.

 

En Italie aussi le Couple Maudit Banques-Etats est en pleine tourmente!!! 

Monte dei Paschi di Siena a révélé aux investisseurs l’existence d’opérations structurées complexes réalisées avec Deutsche Bank et Nomura : ces opérations font actuellement l’objet d’un audit interne afin d’en évaluer précisément les risques et l’impact sur les comptes qui devraient être pénalisés à hauteur au moins de €720 M environ sur l’exercice 2012.

La banque est soupçonnée non seulement d’avoir dissimulé des pertes sur des produits dérivés non déclarés, mais aussi d’avoir payé un prix excessif pour le rachat de la banque Banca AntonVeneta en 2007, pour la somme de 9 milliards d’euros. Selon la presse italienne, l’enquête aurait révélé un réseau de corruption, ce que réfute la banque. Les pertes de la MPS s’élèvent à 6,4 milliards d’euros depuis début 2011 et il se pourrait qu’elle ait perdu une somme additionnelle de 500 millions d’euros dans une opération immobilière appelée « Chianti Classico ».

 

La faible transparence sur ces opérations ajoutée à la montée du coût du risque sur son activité domestique (18% de créances douteuses) ont rendu nécessaire pour la banque un relèvement  de €500 M de ses besoins en fonds propres. Des sources proches du dossier ont dit vendredi que la fondation caritative qui contrôle la banque s’était lourdement endettée et avait entrepris ces transactions sur dérivés risquées avec le consentement tacite du Trésor.

Les fondations à but non lucratif sont de gros actionnaires de toutes les grandes banques italiennes. Elles sont censées employer leurs dividendes à des projets sociaux et culturels.

En 2011, le Trésor italien a autorisé la fondation, déjà endettée, à prendre part à l’augmentation de capital de la banque, son exposition étant ainsi plus que doublée.Lors d’une réunion avec les grandes banques en mars, le Trésor avait insisté sur le fait que les fondations devaient aider les banques affaiblies par la crise de la zone euro, poussant ainsi celle de Monte Paschi à souscrire à l’augmentation de capital, a dit une source proche de la fondation. « La fondation a emprunté pour prendre part à une coûteuse augmentation de capital et le Trésor a approuvé toutes ces opérations », a dit un banquier ayant une connaissance directe de la situation.  Suivant le droit italien, la dette des fondations ne peut dépasser 20% de l’actif net mais celle de Monte Paschi a été autorisée à aller au-delà, a expliqué l’une des sources.

 Nageant dans l’aléa moral le plus toal l’Etat italien va par conséquent prochainement injecter €4,5 Mds de « Monti-bonds » dans l’établissement avec la bénédiction de Mario Draghui nouveau Pape de la BCE mais à l’époque Cardinal de Banque centrale italienne.

Parthénon 04/02/2013

Bonjour Patk, je ne connaîs pas vraiment les raisons de cette baisse mais les algo ont été débordés précisément à 14h lorsque les vendeurs ont entraînés la cassure des 50 points de range max sur le CAC.

Je ne serais pas surpris d'un gap baissier demain matin. Pour le trading, je coupe mes longs et passerai short dans l'après midi sur tout rebond technique.

Puis je repasserai long pour le MT dans quelques jours sur les supports.

Parthénon 04/02/2013

Le mois de janvier "avalé" en deux séances baissières sur le CAC ? Réponse demain, cela me semble possible.


Jean COLAS 04/02/2013

une chose m'étonne, ce n'est que lorsque ça baisse qu'on retrouve des volumes.

pour ma part je suis sorti de mon call, mais je reste hors marché pour l'instant avant de rentrer long à nouveau dans les prochains jours si les circonstances le veulent bien.

Parthénon 04/02/2013

Toujours Jean, en bull market, les baisses sont ultra violentes (3600 demain ?) et très volumiques. J'essaierai de poster un graphique pour illustrer.


Parthénon 04/02/2013

Voilà un exemple sur le CAC :

 

 


Jean COLAS 04/02/2013

merci Parthenon, non seulement tes analyses se révèlent souvent justes pour ce qui est du fond, mais en plus il y a un aspect didactique qui dénote un bel esprit de partage. Trop rare pour ne pas être souligné.

J'apprends beaucoup !

Parthénon 04/02/2013

De rien Jean.

A mon avis, on sera à 3600 demain ou après demain sur le CAC, le rendez-vous pour solder les shorts et repasser long.


Jean COLAS 04/02/2013

la séance d'aujourd'hui évoque quelque peu celle du 6 mars 2012: chute de plus de 3 % dans une séquence haussière, suivie les jours qui suivirent d'une remontée impressionnante, le CAC passant alors de 3360 à 3600.

Bon, l'histoire ne se répète pas toujours...