Dans quels cas la diversification peut-elle devenir un problème pour l’investisseur ?

Sylvain March 0
Dans quels cas la diversification peut-elle devenir un problème pour l’investisseur ?

On dit souvent que la diversification est l’une des clés du succès en bourse.

Pourtant, ce n’est pas toujours vraiment le cas...

Les problèmes dus à une diversification extrême :

Prenons d’abord un exemple concret...

Nous avons deux investisseurs :

1) Monsieur X, qui par souci de « diversification » possède un portefeuille de 50 lignes à 200€ chacune

2) Monsieur Y, qui possède un portefeuille de 10 lignes, à 1.000 € chacune

Il est évident que Monsieur X va se confronter à plusieurs problèmes de taille.

Déjà, parce que lorsque l’on possède 50 lignes, il paraît très difficile de connaître parfaitement toutes les valeurs que l’on a dans son portefeuille. Or, c’est l’une des règles d’or de l’investisseur malin.

Monsieur Y, en revanche, possède seulement 10 lignes. Il a donc eu le temps de trier convenablement ses titres, et d’apprendre à mieux connaître les sociétés qui les émettent. De ce fait, seules quelques entreprises suffisent à lui apporter une diversification simple, mais efficace.

D’autre part, monsieur X a également dû payer énormément de frais de transaction. Il lui faut donc un rendement suffisamment élevé pour récupérer ne serait-ce que le montant de ses frais. Alors que monsieur Y, lui, en limitant le nombre de lignes, limite aussi grandement le montant de ses frais.

Enfin, l’objectif d’un investisseur n’est pas de passer des heures et des heures à gérer son portefeuille. Son but est de le mettre en quelque sorte en « pilote automatique » et de générer des revenus aussi passifs que possible. Cela signifie qu’il évitera autant que possible d’intervenir sur ses lignes.

Mais quand on en a 50, il va de soi que le temps de gestion augmente considérablement, pour un rendement qui ne sera pas forcément meilleur.

L’importance du travail de fond :

Évidemment, pour obtenir la juste mesure de diversification, il faut avant tout être capable de choisir les bons actifs.

Trop d’investisseurs oublient qu’ils achètent une petite part d’entreprise, et non un simple clic sur l’ordinateur. Un véritable travail de fond est donc indispensable.

Il faut évidemment savoir ce que fait exactement l’entreprise, depuis combien de temps elle existe, quel est le montant de ses dettes, sa politique... (et ce n’est là qu’une fraction des informations importantes que tout investisseur devrait connaître).

À moins d’avoir toute une armée à son service, il est donc impossible d’éplucher des dizaines et des dizaines de rapports financiers.

Mieux vaut alors se contenter de moins de titres, mais de savoir exactement où est placé son argent.

Les trackers : une diversification à moindre coût

Bien sûr, il existe une autre possibilité pour obtenir une bonne diversification en peu de lignes : utiliser des trackers.

C’est l’une des solutions les plus appréciées des investisseurs.

Il suffit de quelques trackers bien choisis pour couvrir une bonne partie du marché et lisser ainsi le risque, sans pour autant augmenter ses frais, ou le temps de gestion de son portefeuille.

Mais là encore, comme pour tout investissement, il convient de prendre le temps de les connaître pour choisir ceux qui seront adaptés à nos objectifs.

Sylvain March,
Trader Independant et Formateur sur http://www.en-bourse.fr

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