Bilan des marchés boursiers en 2013

Jérôme Boumengel 0
Bilan des marchés boursiers en 2013

Les Bourses émergentes ont été les grandes perdantes

L’année 2013 aura été un excellent cru pour les actions des pays développés, mais beaucoup moins bon pour les bourses émergentes. En moyenne, les premières ont progressé de 22,5% (en euros), tandis que les secondes ont enregistré une baisse de -6,1%. Or tout laisse penser que cette situation va se poursuivre en 2014. L’année 2013 semble en effet avoir marqué un tournant pour les actions des pays émergents.

Le vent a tourné et après une décennie de sousperformance (entre 2001 et 2010), les bourses des pays développés (Amérique du Nord, Europe, Japon…) ont commencé à prendre leur revanche. C’est une configuration qu’il faudra prendre en compte en 2014, d’autant que les actions de cette partie du monde sont beaucoup moins risquées que celles des pays émergents.


Un bon cru pour la Bourse de Paris

2013 aura également été une bonne année pour la bourse de Paris. Elle a progressé de 22% selon l’indice CAC All-Shares qui regroupe la totalité des actions cotées. Et si l’on regarde les performances selon les trois grandes catégories (Grandes capitalisations, moyennes et petites), la palme revient indéniablement aux Small et aux Mid cap qui affichent une progression de 26,5% contre seulement 18% pour les valeurs du CAC40.

Cette tendance à la surperformance des petites et moyennes capitalisations devrait également se poursuivre en 2014. Elle témoigne d’une diminution de l’aversion au risque qui se matérialise par une augmentation de l’appétit des investisseurs pour la détention d’actions. Ce comportement qui vise à délaisser les actifs peu risqués se retrouve également dans les grandes classes d’actifs.


Un rendement nul pour les emprunts d’Etat

En 2013, la performance des obligations de l’Etat français (toutes échéances confondues) est ressortie quasi nulle. Les taux d’intérêt à 10 ans, qui ont atteint un point bas en avril 2013 à 1,80%, ont terminé l’année à 2,30%. C’est un niveau encore inférieur au rendement moyen des actions françaises, lequel tourne autour de 3,20%. L’amélioration lente et progressive de l’économie devrait encore faire remonter les taux d’intérêt. Et quand on sait que lorsque les taux montent, le prix des obligations baisse, il est préférable de se tourner vers les actions.


Hécatombe chez les matières premières

Le constat est identique pour les matières premières, lesquelles ont perdu en moyenne 13% en 2013. La plus mauvaise performance revient sans conteste au lingot d’or qui a chuté de 30% au cours de l’année. La surperformance du métal jaune qui s’était enclenchée en 2007 avec la crise des subprimes est maintenant révolue. Tout comme pour les obligations, les actions françaises ont commencé à prendre leur revanche sur la « relique barbare ».


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