Baisse sensible de l'aversion au risque

Jérôme Boumengel 0
Baisse sensible de l'aversion au risque

Si l'amélioration de l'économie réelle n'est pas encore au rendez-vous, cela n'empêche pas les investisseurs de l'anticiper et de commencer à parier sur une meilleure visibilité. C'est ce qu'indique l'évolution de notre prime de risque.

Après avoir atteint le niveau exceptionnel de 9% au mois de février dernier, quand l'indice CAC40 est passé sous la barre des 3000 points, la prime de risque s'est vivement contractée pour revenir à 6,9% au début du mois. Comme attendu, ce mouvement de baisse s'est accompagné d'un mouvement de hausse sur les actions parisiennes.

L'observation du graphique de la prime de risque (ci-dessous), permet de remarquer que cet indicateur reste encore à un niveau élevé par rapport à sa moyenne historique (3,4%.) Si l'on se base sur les derniers indices de confiance réalisés auprès des investisseurs institutionnels, tel que le State Street Investor Confidence Index, ce retour de l'appétit pour le risque devrait se poursuivre, ce qui permettrait de ramener la prime de risque sur son niveau de novembre 2004 situé à 5,8%.

En faisant cette hypothèse, et toutes choses égales par ailleurs, nous estimons que la Bourse de Paris dispose d'une capacité de rebond de l'ordre de 17%, ce qui permettrait à l'indice CAC40 de renouer avec les 3800 points d'ici la fin de l'année.

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