Que faut-il faire sur l’indice CAC40 ?


Après l’espoir suscité par l’intervention des banques centrales, les investisseurs se sont heurtés à la dure réalité de la conjoncture économique : reprise molle aux Etats-Unis, croissance qui ne cesse de ralentir dans les pays émergents et perspective de récession généralisée dans la zone euro.

Dans son dernier rapport, State Street Global Advisors indique que 71% des investisseurs institutionnels européens et américains pensent qu’un krach boursier peut survenir dans les 12 prochains mois. Avec une telle épée de Damoclès, il n’est pas surprenant que l’aversion au risque pour les actifs risqués, notamment les actions, se maintienne à un si haut niveau. A la Bourse de Paris, la prime de risque de l’indice CAC40 est remontée à 8%, contre une moyenne historique de l’ordre de 5%.

Paradoxalement, ce seuil de méfiance très élevé pour des investisseurs institutionnels, ne constitue pas forcement une mauvaise nouvelle d’un point de vue contrarien. La mauvaise conjoncture économique n’est pas une surprise pour les professionnels de l’investissement en Bourse, notamment les anglo-saxons qui ont déjà réduit fortement leur exposition aux actions européennes. Les risques liés à leur retrait brutal du marché apparaissent donc mineurs et beaucoup moins importants que lors des précédentes crises.

D’un point de vue technique, la configuration de l’indice parisien n’est pas préoccupante, elle est même la bienvenue. Le mouvement de baisse que l’on connait depuis une quinzaine de jours doit s’interpréter comme un simple mouvement de consolidation sous un seuil de résistance (les 3600 points) que beaucoup d’analystes, au premier rang desquels moi-même, avaient en vue. Les volumes baissiers sont modérés et le rapport de force est à peu près identique entre les acheteurs et les vendeurs. Et si la volatilité a repris un peu de poil de la bête, elle se maintient au-dessous de sa moyenne historique.

Si à court terme, la consolidation peut se poursuivre et ramener l’indice CAC40 sur le seuil des 3350, je reste confiant sur les capacités du marché à rebondir et renouer avec les 3600 points avant la fin de l’année. Ma conviction, c’est qu’il faut profiter des journées de baisse pour accumuler des positions sur les actions.




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