Le beau temps va revenir cet été… j’achète du CAC 40


La Bourse de Paris a terminé la semaine en territoire positif, gagnant +1,2% d’un vendredi sur l’autre. La perspective d’une supervision bancaire pilotée par la BCE n’y est pas étrangère. Quelles qu’en soient les raisons, l’observation du graphique en données quotidiennes indique qu’après avoir franchi en hausse une droite de tendance baissière, l’indice CAC40 a réalisé un pull back sur cette ligne chartiste. Je me permettrai de faire remarquer la présence d’une petite divergence haussière entre l’OBV et l’indice parisien. Cette configuration qui traduit le retour de la pression acheteuse depuis un mois, crédibilise le scénario d’un redressement du CAC40 à 3300 points. Enfin, dernier élément graphique que je juge positif, c’est la présence d’un support ascendant touché trois fois depuis octobre 2011 et qui permet de maintenir le marché parisien dans une tendance haussière à moyen terme.



Le fait que l’indice CAC40 demeure haussier à moyen terme, même si le momentum de cette tendance est très modéré, est également confirmé par le Sectogram. Depuis l’accès de faiblesse des marchés boursiers, celui-ci n’est encore jamais retombé au-dessous du seuil des 50. Autrement dit, il y toujours plus de secteurs en hausse que de secteurs en baisse à la Bourse de Paris. Je note également que depuis le mois d’avril, le Sectogram est en légère hausse, un signe technique que le marché a vraisemblablement touché un point bas.



Concernant les principales variables fondamentales, je signale que la prime de risque de l’indice CAC40 s’est stabilisée depuis trois semaines à 8,2%. L’aversion au risque pour les actions a donc cessé de progresser en dépit des problèmes des banques espagnoles, et la prime de risque se maintient au-dessous de ses plus hauts historiques à 9%. Le PER est en légère reprise à 10,7 mais reste très au-dessous de sa moyenne historique qui se situe à 12,7. Le troisième paramètre que je surveille est également positif. Il s’agit du momentum sur les estimations de bénéfice de l’indice CAC40. Le taux de croissance est en légère hausse depuis le début de mois d’avril et se situe à +2,2% en glissement annuel, de quoi apporter un peu plus de poids au scénario de reprise de la Bourse de Paris.




Ce changement de perception se retrouve également dans la rotation sectorielle où certaines actions du CAC40 qui avaient bien surperformé leur indice de référence, commencent à donner des signes de faiblesse relative. A l’opposé, les valeurs bancaires et financières dont l’aversion au risque avait culminé à des sommets historiques, retrouvent un certain intérêt auprès des investisseurs. A titre d’exemple, la prime de risque d’AXA a perdu 5 points de base en l’espace de quelques semaines.

J’en profite pour effectuer quelques modifications au sein du portefeuille CAC40, en sortant EADS et Pernod Ricard que je remplace par AXA et Vivendi.



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