L’édito CAC40 de Jérôme Boumengel


La semaine dernière, l’indice parisien a enregistré une hausse de 3,4%. Sur les 28 secteurs de la Bourse de Paris, 24 ont progressé, contre seulement 2 qui ont enregistré une baisse. Le Sectogram se maintien à 55, au-dessus du seuil critique des 50, indiquant qu’il y a toujours une majorité de secteurs en tendance haussière. Je rappelle que tant qu’il reste au-dessus de 50, il n’y a pas lieu de remettre en cause la tendance haussière de moyen terme, ce qui ne veut pas dire que l’indice ne puisse pas baisser à court terme.

Sur le front des estimations de bénéfices, la situation est plus mitigée. Les analystes financiers ont révisé à la baisse les bénéfices de 24 sociétés du CAC40, contre 16 révisions à la hausse. C’est le niveau de révision en baisse le plus haut de l’année. Par rapport à l’exercice 2011, le bénéfice de l’indice CAC40 pour 2012 est attendu en baisse de -5,8%. Pour celui de 2013, il est attendu en hausse de +9,5% par rapport à la même période.

Concernant la valorisation de l’indice, le PER prévisionnel est remontée à 12, contre une moyenne de long terme à 12,5. Quant à la prime de risque du CAC40, elle est revenue à 7,7% contre 7,8% la semaine dernière. En dépit d’une hausse de 3,4% de l’indice, l’aversion au risque n’a reflué que très timidement.

D’un point de vue de l’analyse graphique, la tendance haussière amorcée depuis le mois de juin dernier est toujours d’actualité. En revanche, la formation vendredi dernier d’une étoile du soir fait planer le risque d’une petite consolidation à court terme sur 3450 points, ce qui pourrait constituer un nouveau point d’entrée sur le marché.