L’édito CAC 40 de Jérôme Boumengel


Dans mon dernier édito sur le CAC40, j’indiquais qu’il n’y avait pas lieu de remettre en cause la tendance haussière de moyen terme, c'est-à-dire celle qui a débuté en octobre 2011, tout en soulignant que cela ne voulait pas dire que l’indice ne pouvait pas baisser à court terme. Il semble toutefois que la correction à court terme soit plus forte que celle que j’avais anticipée au départ. L’indice parisien pourrait en effet repasser par la case des 3200 points avant de revisiter les plus hauts annuels à 3600 points.

La semaine dernière, l’indice a enregistré une baisse de 2%. Sur les 28 secteurs de la Bourse de Paris, 21 ont terminé la semaine sur une baisse, contre seulement 4 en hausse. Si l’on raisonne en tendance, il y a toujours une majorité de secteurs orientés à la hausse, le Sectogram se maintenant au-dessus du seuil critique des 50, très exactement à 58, soit un point de plus que la semaine précédente. La bonne orientation de cet indicateur m’incite donc à ne pas remettre en cause la tendance haussière de moyen terme.

En dépit de la baisse de 2% de l’indice, l’aversion au risque est restée stable, en raison notamment d’une très légère révision à la hausse des perspectives bénéficiaires des sociétés du CAC40 et d’une nouvelle baisse du rendement des bons du Trésor à 12 mois. En exigeant un rendement supplémentaire de l’ordre de 8,5%, le marché parisien fait encore preuve d’une aversion au risque très élevée, pour ne pas dire excessive. Certes, on est plus bas que les 10% exigés par le marché en septembre 2011, mais encore nettement au-dessus des 6% qui correspondent à la moyenne de long terme de cet indicateur boursier.

En revanche, d’un point de vue strictement graphique, l’indice CAC40 est retombé sur le support de son diamant. Une sortie par le bas de cette figure chartiste ouvrirait la voie à un nouveau repli en direction du seuil graphique des 3200 points.