CAC 40 : un scénario haussier pour les prochains mois


Dans ma dernière analyse sur l’indice CAC40 (Le redressement de la Bourse de Paris est en marche), je réitérais ma recommandation faite une semaine plus tôt de revenir se positionner à l’achat sur les actions françaises. La forte progression des indices boursiers, en réponse aux décisions prises dans la nuit du 28 juin, a validé mon scénario. L’indice CAC40 n’est plus qu’à une centaine de points de l’objectif des 3300 que j’avais évoqué.

Dans leur sixième édition du « profil financier » du CAC40, les commissaires aux comptes du cabinet Ricol Lasteyrie signalent que jamais les sociétés françaises n’étaient apparues aussi mal valorisées par rapport à leurs fondamentaux. On peut bien sûr rétorquer que cette analyse a été faite sur les chiffres publiés au Journal officiel et qu’ils ne donnent qu’une photographie de l’année 2011. Il n’empêche, les entreprises du CAC40 se traitent en moyenne à la valeur nette de leurs fonds propres comptables, ce qui d’après les auteurs du rapport, est inédit depuis la seconde guerre mondiale.

Sur le plan boursier, j’utilise le concept de la PE value pour déterminer si un titre ou un indice est sous-évalué ou surévalué au regard de ses perspectives de bénéfices à 12 mois. Mon expérience m’a montré que c’était le ratio le plus simple et le plus pertinent pour mesurer la valorisation fondamentale d’un titre. Actuellement, le PER prévisionnel de l’indice CAC40 ressort à 11 fois les bénéfices attendus pour les 12 prochains mois. Compte tenu de l’amélioration du sentiment de marché, je parie sur un retour du PER en direction de sa moyenne historique, qui se situe à 12,5.

Ce scénario permettrait d’envisager une remontée de l’indice CAC40 à 3590 points (toutes choses égales par ailleurs), d’ici la fin de l’année.


Sur les 15 derniers jours, le portefeuille Tendance CAC40 a sous-performé son indice de référence de 0,8 point de base. La principale cause est bien entendu à rechercher dans le profit warning de DANONE, mais également dans la contreperformance boursière des valeurs défensives telles que AIR LIQUIDE, ESSILOR ou L’OREAL. Signe que l’aversion au risque se réduit, les valeurs qui avaient nettement sous-performé l’indice CAC40 depuis la crise de l’été dernier, sont à nouveau recherchées par les investisseurs. Cette petite contreperformance n’empêche toutefois pas le portefeuille Tendance CAC40 d’afficher une hausse sensible de +9,5% depuis le début de l’année, là où l’indice CAC40 ne progresse que de 1,2%.

Par ailleurs, je tiens à rappeler que cette surperformance est obtenue en sélectionnant uniquement des actions qui composent l’indice CAC40, ce que personne d’autre n’a réussi à faire jusqu’à ce jour. Il faut dire que ce savoir-faire est basé en grande partie sur l’utilisation particulière que je fais de la prime de risque.

Je poursuis le réaménagement du portefeuille Tendance CAC40, en sortant ESSILOR et PUBLICIS que je remplace par MICHELIN et VINCI.