CAC 40 : la dynamique haussière s’essouffle


Début janvier, j’indiquais qu’une remontée de l’indice CAC40 sur ses plus hauts de 2011, soit 4168 points, me paraissait crédible au cours de l’année 2013. Pour l’heure, je maintiens ce scénario, mais plusieurs signes indiquent qu’avant de rejoindre ce niveau, l’indice CAC40 pourrait développer une phase de consolidation.

L’un de ces signes provient des révisions de bénéfices. En début d’année, le consensus des analystes financiers tablait sur un taux de croissance des bénéfices du CAC40 de 15% pour l’exercice 2013. Actuellement, les anticipations sont retombées à 13%. Ce n’est pas énorme, mais le nombre d’actions du CAC40 dont les révisions de bénéfices sont orientées à la baisse continue d’augmenter (Cf. graphique ci-dessous).

Par ailleurs, la semaine dernière, un peu plus de la moitié des titres du CAC40 ont vu leurs estimations de bénéfices révisés à la baisse (par rapport à la semaine précédente). La dernière fois que ce type de configuration est survenu, remonte au 25 janvier dernier.




Le deuxième signe se trouve dans l’analyse des secteurs de la Bourse de Paris. Pour qu’une tendance haussière sur l’indice CAC40 perdure, il faut qu’elle soit accompagnée par une majorité de secteurs en hausse. C’est ce que mesure le Sectogram, un indicateur que je calcule depuis 1998. Pour le moment, il y a toujours une majorité de secteurs dont la tendance est orientée à la hausse, mais ce pourcentage diminue depuis le mois de février.

Alors que l’indice CAC40 a enregistré un plus haut annuel, le Sectogram ne confirme pas ce mouvement (Cf. graphique ci-dessous). Historiquement, c’est un signe précurseur fort d’une consolidation du marché. Toutefois, tant que le Sectogram reste au-dessus du niveau de 50, je n’envisage pas de retournement de la tendance haussière de l’indice CAC40.



Le scénario d’une simple phase de consolidation, et non d’un retournement de la tendance haussière du CAC40 est également confirmé par la bonne tenue de la Prime de risque. Mes derniers calculs font ressortir une Prime de risque à 12 mois de 7,1% contre un niveau de 7,8% fin 2012 (Cf. graphique ci-dessous). L’aversion au risque pour les actions françaises est en baisse sensible depuis une dizaine de mois, et le processus de retour à la moyenne historique, située à 6%, devrait se poursuivre à moyen terme.




Sur le plan strictement graphique, et en basses fréquences, on pourra remarquer la présence du gap baissier ouvert la semaine du 11 juillet 2011, entre 3890 et 3912 points (Cf. graphique ci-dessous). Ce gap hebdomadaire, assez rare sur ce type de fréquence, devrait également jouer le rôle d’une résistance au-dessous de laquelle l’indice CAC40 devrait temporiser.

La phase de consolidation pourrait ainsi permettre à l’indice parisien de prendre l’élan nécessaire pour rejoindre à terme (d'ici la fin de l'année) l’objectif des 4168 points. Un repli de l'indice en direction des 3600 points devrait constituer un point d'entrée intéressant pour prendre de nouvelles positions à l'achat.


 


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