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PIB et bourse de Paris
Écrit par Yves Ravistre
Publié le 15 Novembre 2009
Vendredi, l’INSEE a indiqué que l’économie française avait enregistré son deuxième trimestre consécutif de hausse. Le PIB réel du troisième trimestre 2009 a en effet augmenté de +0,3%, soit une progression identique à celle du trimestre précédent.
Dans la note d’aujourd’hui, nous n’allons pas disséquer cette statistique, l’INSEE le fait très bien. Nous préfèrons faire le point sur le rapport entre la bourse de Paris et le PIB français.
En dépit des critiques récurrentes portées à son encontre, le PIB demeure la meilleure image de l’économie réelle. Or nous savons tous qu’il existe parfois de fortes divergences entre les marchés boursiers et les fondamentaux de l’économie. Afin de détecter ces phénomènes qui peuvent se traduire par des « bulles spéculatives », nous avons pris l’habitude d’observer l'évolution du ratio entre la capitalisation boursière d’un pays et son PIB nominal, ce qui dans le cas du marché français, donne le graphique ci-dessous.
 La première observation que l’on peut faire est que depuis 1988, le ratio entre la capitalisation boursière de la bourse de Paris et le PIB nominal tourne en moyenne autour de l’unité.
La deuxième observation repose sur l’existence d’un plancher vers 0,60. On en déduira qu’à ce niveau du ratio, les investisseurs jugent que la bourse parisienne est redevenue bon marché et qu’il convient d’acheter des actions. C’est ce qui s’est notamment passé en 1990, 1992, 1995, 2003 et 2009 !
Par symétrie, on peut également observer la présence d’un plafond vers 1,30 lequel a été pulvérisé en 2000 pendant la « bulle internet ». Par comparaison, la « bulle » de 2007 a été beaucoup moins imposante. Elle n’en a pas moins fini par se dégonfler, ramenant les actions françaises à des niveaux de valorisation plus en rapport avec l’état de l’économie réelle.
Actuellement, le ratio affiche un niveau de 0,8. En tablant sur un retour à la moyenne, il semble bien que le marché parisien possède encore un solide potentiel de progression à long terme. Cela n’empêchera évidemment pas le marché de baisser à court terme, mais ces phases de baisse qui ne manqueront pas de survenir, devraient selon nous s’analyser comme de simples consolidations du "bull market" amorcé au mois de mars dernier.
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